Passer d’une Pico 30l à un kit de brassage permettant de sortir 2,5 litres finis n’est pas le plus aisé. Mais c’est un bel exercice de style. Quand on m’a offert ce kit, j’étais sceptique, je n’ai jamais eut la chance de commencer par cette voie. On m’a directement jeté dans le bain du tout grain. Mes idées reçues sur ce type de produit ont changées, B Maker c’est pas mal du tout pour un premier pas dans notre monde brassicole…

Deux amoureux, amis, mais avant tout brasseur amateur, Lucas et Geoffroy nous propose depuis mars 2016 ce kit pour 64,95€ (frais de port compris). Dans celui-ci vous retrouverez tout le nécessaire pour brasser. ET une superbe notice pour utiliser ce kit. Aucune ambiguïté, tout est clair et limpide. Les astuces proposées permettent d’aller une étape supplémentaire dans le brassage (ex: explication du mash-out). Si je devais compléter celles-ci : rincer à l’eau courante vos drêches pour gagner un peu de densité, ou encore, de mettre sa casserole dans un four préchauffé à 68° (65 fera l’affaire aussi ;)) … Mais en dehors de ces deux conseils supplémentaires je n’ai rien à ajouter.

Le test

Tout débute par le déballage du kit. Son contenu est exhaustif. Il ne manque qu’une casserole de 5l,  je conseille de prendre un contenant de 10l. J’ai eut un léger débordement avec ma cuve de 10l. L’induction c’est violent !

On y retrouve :

  • Un fermenteur avec barboteur et robinet.
  • Un sac de brassage
  • Un thermomètre
  • Les ingrédients (malts, houblons, levures)
  • Du désinfectant
  • Une dosette pour la refermentation en bouteille
  • La notice d’utilisation

Tout commence par la lecture de la notice : claire et pragmatique. On nous prend par la main et on nous explique tout. Des astuces sont disponibles pour rendre l’expérience plus intéressante, plus complète.

J’ai pris le parti de lire la notice au fur et à mesure de l’avancement du brassage. Le contenu est structuré de la sorte …

Je verse le grain, j’empâte et … je met dans le four à 65°C. C’est ma petite astuce pour garder la maische à température.

Une fois les 85 minutes passées, je soulève le sac de brassage que j’égoutte dans la marmite de 10l. Je rince le sac (donc les grains) à l’eau courante via la « douchette » de mon robinet de cuisine pour obtenir la quantité nécessaire pour passer à l’ébullition. On appelle ça le rinçage à froid, je l’utilise énormément dans mon process. Je vais sans doute y revenir dans un article.

Deux houblons sont présents : le Brewers Gold et le Mistral. Le premier servira d’amérisant et est assez connu/utilisé pour ce rôle. Son amertume est « marquée » et donne quelques notes « mentholée ». Pour le second c’est la grande inconnue. Je n’ai jamais utilisé de houblons français, mais en effectuant quelques recherches j’apprends qu’il donne des notes florales et fruitées. Si on ajoute (à ma réflexion 😛 et pas au moût bouillant …) la levure belge, on remarque que le parti pris de B Maker est de proposer une  Pale Ale d’inspiration belge. Mentionner clairement les houblons est une chouette initiative, et il me semble, assez rare. Je me suis permis de quantifier le houblon, par respect pour le travail effectué par la marque je ne mentionnerai pas les quantités. Et ne mettrai pas la recette en ligne (ça ne sert donc à rien de demander).

Je met en route l’ébullition dans ma marmite de 10l. Celle-ci vient du revendeur suédois local, mais n’est plus commercialisée à ma connaissance (ils s’arrêtent à 5l …). Je l’avais acquise il y a quelques années quand je brassais dans notre appartement.

L’ébullition finie je trempe, comme mentionné dans la notice, ma marmite et j’ajoute quelques pains de glace. Si vous voulez augmenter la vitesse de refroidissement n’hésitez pas à laisser couler à petit débit l’eau du robinet. Faites attention de ne pas éclabousser la marmite car ceci pourrait infecter le moût !

Le refroidissement terminé, je verse le moût dans le fermenteur et ferme celui-ci. J’ajoute la levure hydratée lors du refroidissement. Pour la réhydratation, j’ai simplement diluée les levures dans de l’eau bouillie (puis refroidie), le but étant de ne pas stresser la levure dans le moût. Et la fermentation a bien eut lieue quelques heures plus tard. La photo n’est pas avantageuse, mais j’obtiens 2,5l de moût au lieu des 3l. Ce n’est pas trop grave, j’aurai une bière de moins, mais je ne voulais pas tricher en diluant avec de l’eau.

Conclusion

C’était une belle expérience. A mes yeux le kit est très complet et permet de se mettre au brassage de bières maisons. Le gros plus est sa notice. Celle-ci est complète, comporte toutes les étapes clairement énoncées et explique de nombreux points du brassage. Pour les personnes désirant brasser de temps en temps et ne voulant pas acquérir le matériel nécessaire à une Pico, des recharges existent.

Si je devais conclure par un petit point à améliorer, c’est le coût que je trouve un rien trop haut, mais c’est vraiment pour pinailler … Sur ce, je patiente encore une belle semaine avant de goûter le breuvage !