Avec les brasseurs amateurs du Nord-Ouest de Bruxelles nous nous sommes lancés dans un petit défi qui consistait à l’utilisation d’une liste d’ingrédients dans un brassin. Pils, biscuit, sucre candi et hallertau blanc sont les ingrédients imposés. Une quantité 0 est possible, ce qui permet de retirer les ingrédients que l’on ne désire pas. En joker, un ingrédient était au choix pour le brasseur.

Le style et la levure étaient libres.

La démarche

Pour ma part je suis parti vers une Californian Lager, avec des accents de Cream Ale. J’ai utilisé le profile de cette dernière pour élaborer la recette. L’utilisation de la levure Californian Lager m’a permis d’effectuer une fermentation basse dans une plage de température haute (20°C dans la pièce de moyenne, avec des nuits un rien plus froide). Je voulais mettre en avant le houblon, l’Hallertau Blanc, et je n’ai donc pas lésiner sur les quantités. Et sur le Dry Hopping. La vision de cette Lager était quelque chose de savoureux pour l’été et qui suinte le jus de houblon sans déchausser les dents.

La recette

Le reportage

Rien à redire sur le concassage, le Corona a fait son travail. Comme d’habitude la mouture est correcte. Le faite que ce soit mono-grain aide pas mal, car je ne dois pas régler plusieurs fois le moulin. Vu la densité finale recherchée, le concassage passe assez vite (avantage d’une bière avec peu d’alcool).

A savoir que pour ce brassage j’ai lancé mon premier Starter (ça va mériter un article complet). La levure sent assez bon, c’est agréable de surveiller le bon déroulement de ce pieds de cuve. J’étais mitigé à prendre ce modèle d’agitateur magnétique. Mais le petit cadran avec la vitesse de rotation aide pas mal à configurer la bête quand on a eut l’idée de faire joujou avec la vitesse de rotation et que sa tige fout le camp ! Parce que vous êtes plusieurs à le demander, le Vortex est un agitateur magnétique commercialisé par un site belge (cocorico !).

Bon … à l’empâtage je remarque que mon PID n’est pas tout juste, étant en infusion je corrige la température avec de l’eau froide.  Je stabilise aux alentours de 65°C, 1h30 après le début de l’extraction des sucres il n’y a plus d’amidon. J’ai effectué le test à l’iode. C’était un peu long, mais la quantité d’eau supplémentaire a dû jouer en ma défaveur.

Les 1035 et des cacahuètes  d’avant ébullition. Le moût est correct sans être waw. Je peux mieux faire. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup recirculé le moût.

De gauche à droite : Ariana (60min), Hallertau Blanc (10min), Hallertau Blanc (Hors flamme, à partir de 80°C pendant 10min). L’Ariana apporte une amertume propre, non agressive. C’est un houblon allemand, comme l’Hallertau Blanc.

Étonnamment, ça a pas mal évaporé.  Mais d’un autre côté le refroidissement ne s’est jamais aussi bien passé. Je n’ai jamais utilisé si peu d’eau. Ce qui a posé des problèmes lors de la vaisselle. Pour vous donner une idée : 30l d’eau, ça tenait dans l’autre cuve de 30l. Et par dessus tout, la température de cette eau était très très basse, à peine tiède.

Et cette DI atteinte 😀 ! 17 litres dans le fermenteur, du cul comme j’aime. Un moût correct sans être waw (ma petite déception de ce brassin). Ca sera une lager non filtrée pour beergeek.

Pour une fois je vais pouvoir parler de la fermentation, celle-ci s’est passée assez rapidement, une dizaine de jour. Les 3 premiers jours se sont effectués à 20°C, pour ensuite suivre pour une semaine à 14°C et terminer pendant 5 jours à 23°C. Un peu YOLO … Après une semaine, j’ai effectuer un transfert. J’ai aussi fait un Dry Hopping avec les deux houblons utilisés lors de l’ébullition. Lors de la mise en bouteille ça sentait super bon …

Et pour une fois je n’ai pas pu m’empêcher de goûter pendant le transfert de cuve. On sent bien le houblon, c’est presque un plaisir. Ce n’est pas amer. Et ça annonce du bon pour dans quelques semaines !