L’été arrive à grand pas, et il est toujours intéressant d’avoir une petite bière maison pour les beaux jours. Sunset des Tropiques c’est l’envie d’utiliser deux houblons allemands dans une bière américaine revisitée : la Cream Ale.

La démarche

Le but de cette bière est d’avoir une drinkability intéressante. Pouvoir en boire plus d’une pendant les chaudes nuits d’été. Mais en ayant de la rondeur pour le palet de mes invités qui n’est pas toujours  celui d’un fan de DIPA … N’ayant pas trouvé dans mon magasin bio des flocons de maïs sans trop d’ajout (sel, etc.) je me suis rabattu vers les flocons de riz. Au final c’est la même chose, le but étant d’apporter de l’amidon pour augmenter les sucres fermentescibles.

Concernant le choix des houblons, j’étais intéressé d’utiliser deux houblons allemands modernes. L’Hallertau Blanc, car je dispose de 600g dans le congélateur, et l’Adriana car je l’avais acheté par hasard (son profil aromatique me tentait bien). Sur papier les deux devraient s’accorder. On est sur du floral/fruité pour le premier, et sur du fruité/pèche pour le second.

La recette

Le reportage

Comme d’habitude, le concassage se passe bien. Les céréales concassées me tentent bien et le Corona n’a plus trop de secret pour moi. La mouture est correcte et devrait remplir mes espérances des 72% de rendement.

On commence bien, je fais de mon labbekak … En regardant la température de l’eau avec mon thermomètre je remarque qu’il y a une différence avec le PID. Une différence de presque 5°C … Je fais l’erreur d’empâter à 60°C, température que j’ajuste comme un gros dégueulasse à coup d’eau de bouilloire.

Pas de colmatage à la filtration, le filtre en dome est pour moi la meilleure solution (pour avoir testé la cuve filtrante ou encore le manifold). Avec près de 20% de céréales crues il tient toutes ses promesses. La filtration s’effectue rapidement, et le moût obtenue est relativement limpide. A savoir que sur cette recette j’espère avoir une bière pas trop limpide, j’ai réellement envie d’avoir cet aspect « hazy ». Comme d’habitude, rinçage à l’eau « froide ». Et j’obtiens un moût correct.

Niveau ébu, la pico assure. Les 2500 watts font leur job et permettent d’arriver relativement vite à une belle ébullition. Afin de limiter le débordement, je n’hésite pas d’écumer le moût. Ça sera déjà ça en moins qui sera dans le fermenteur.

Dans cette recette je mets en avant le houblon Adriana qui sur papier tient de belles promesses. Houblon à double usage il sera utilisé aussi bien en amèrisant que en aromatique.

Chose étonnante, je n’ai utilisé que 40 lites d’eau pour refroidir mes 20l de moût juste de quoi bien nettoyer la pico avec l’eau chaude. Le débit était relativement bas mais le transfert était optimum à première vue. Comme vous le remarquez la terrasse n’a pas encore été rénovée.

Au niveau de la densité initiale, j’obtiens un beau 1045 au lieu d’un 1039.

Niveau ensemencement, celui-ci a été effectué à 25°C. Le glouglou était au rendez-vous 4 heures après.

Rendez-vous mi juin pour déguster celle-ci !